Dossier : l'arbitrage

6 octobre 2010 - 21:59

 

D'ici 2012, la FFF espère compter quelque 30 000 arbitres parmi ses licenciés. Un challenge ambitieux dans un contexte souvent peu favorable. La Direction Nationale de l’Arbitrage (DNA)travaille d’arrache-pied à la réalisation de cet objectif en accentuant ses efforts en faveur du recrutement, de la formation et de la fidélisation de ses officiels.

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> L'ENVIRONNEMENT


Le manque d'arbitres est un thème endémique de notre football. Il se résume en trois chiffres : 26.300 arbitres pour 2,1 millions de licenciés et 1 million de matches par saison. Pour couvrir la totalité des besoins, un doublement de la population arbitrale serait nécessaire. Une utopie au regard de la difficulté marquée à susciter de nouvelles vocations et à préserver celles qui s’illustrent. La noblesse de la fonction d’arbitre peine à séduire les jeunes et souffre du sort trop souvent réservé à ceux qui l’exercent, cibles privilégiées des critiques (voire pire) des autres membres de la famille du football.

En décembre 2008, alors que les rangs arbitraux avoisinaient les 24 500 licenciés et se cherchaient une locomotive après l’arrêt d’Eric Poulat, Jean-Pierre Escalettes n’hésitait pourtant pas à fixer un cap ambitieux pour sa seconde mandature : atteindre la barre des 30 000 arbitres d’ici 2012. Charge à la Direction Nationale de l’Arbitrage (DNA) de déterminer et de mettre en oeuvre les moyens pour y parvenir, dans le cadre d’une politique conjuguant élite, masse et image. Comment recruter quelque 5 000 nouveaux adeptes du sifflet ou du drapeau de touche en l’espace de quatre ans, tout en luttant contre une constante déperdition ?

 

> MOYENS MIS EN OEUVRE

 

Des arbitres par milliers ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval. Lorsque la mission de pouvoir recenser 30 000 officiels d’ici 2012 lui a été assignée, le DNA Marc BATTA a appuyé sur l’accélérateur des projets déjà en cours et en a initié de nouveaux. Longtemps unique source de recrutement, les clubs demeurent le gisement le plus conséquent. Le statut de l’arbitrage les oblige à disposer d’un certain nombre de sifflets en fonction de leur niveau hiérarchique. “Il a été pénalisant pendant des saisons car les clubs ne se souciaient ni de la formation ni de la motivation des personnes qu’ils prenaient. Ils voulaient seulement  éviter d’être sanctionnés. Cela a évolué”, relève Marc Batta. D’autant plus que la DNA a instauré en 2009 la fonction de référent-arbitre, chargé au sein des clubs de chaperonner les arbitres, de préparer leurs remplaçants et de prospecter des candidats potentiels.

 


“L’objectif est d’en avoir un par club. C’est pour l’instant davantage une incitation qu’une obligation”,
note Bernard Lavis, président de la commission recrutement – détection – fidélisation.

Placées sous la responsabilité des districts, les CDA (Commission Départementale des Arbitres) reçoivent régulièrement des outils et des conseils pour le recrutement et la fidélisation. Elles proposent par exemple un tutorat pour les débutants. Composées de bénévoles dévoués et chevronnés, elles s’appuient aussi sur le travail des Conseillers Techniques Régionaux en Arbitrage (CTRA) qui, selon Bernard Lavis, “jouent un rôle clé”. “C’est à eux d’aller prospecter partout, dans les écoles, les clubs, et de créer la dynamique. Leur champ d’action est large et s’étend aux districts”, ajoute Marc Batta.

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> LA FORMATION

Il n'y a pas si longtemps les candidats à l’arbitrage venaientà la formation initiale avec cahiers et crayons. Ils y recevaient des cours théoriques sur les lois du jeu et la Bible des hommes en noir “Le football et ses règles”, afin de préparer au mieux l’examen théorique qui constitue “un droit à officier”. Ce “grand oral” existe encore mais la DNA a modifié de A à Z les contenus de cette première formation en multipliant le temps passé sur le terrain. Désormais, les futurs sifflets se présentent avec leurs crampons et… une tenue de sport. “Notre formation était ancestrale, avoue Marc Batta. Aujourd’hui, les jeunes vivent avec les nouvelles technologies. Comment leur imposer des cours magistraux sur tableau noir ? Nous avons conçu des formations plus interactives, plus ludiques, avec l’utilisation de DVD, de documents informatiques et surtout de mises en situation sur le terrain. La tendance s’est complètement inversée entre la théorie et la pratique. La formation est une composante très importante pour le recrutement et la fidélisation. Elle est aujourd’hui beaucoup plus attractive”.

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> ETRE ARBITRE EN MAYENNE

Dans la Ligue du Maine et le District de la Mayenne, une formation en 4 jours a été mis en place sous l'impulsion de Nicolas POTTIER, arbitre de Ligue 1 et Conseiller Technique Regionale de l'Arbitrage. Cette nouvelle formation pour devenir arbitre de district a été spécialement mise en place pour les jeunes agés de 15 à 18 ans.

Etre arbitre permet aussi plusieurs privilèges : l'accès à tous les matchs de Ligue 2 du Stade Lavallois MFC pour la saison 2010/2011 par exemple. Le CA Voutré, lui, prend en charge tout les finances liées à l'arbitrage (montant de la formation, équipement,...).

Si vous souhaitez devenir arbitre, n'hesitez pas à vous faire connaitre auprès des représentants du CA Voutré. Pour plus d'information, rendez vous sur le site du district en cliquant ici.

 

Pour appréhender l’avenir sereinement, la DNA, par l’intermédiaire des CTRA, a formé 632 initiateurs capables de dispenser les nouveaux contenus. La révolution est en marche. La pyramide de l’arbitrage peut désormais compter sur une formation équilibrée et moderne pour élargir sa base

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ARTICLE ECRIT AVEC L'APPUI DE L'ARTICLE :
"OBJECTIF 30.000 ARBITRES"
PARU DANS FOOT MAG
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Commentaires

  • Mathieu Leray
    26 septembre

    Mathieu Leray

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  • Fran.53
    1 septembre

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  • Alexis Rocton
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